Le 1er juin, Genève a vécu le lancement du cluster de Suisse occidentale CleantechAlps, à l’occasion d’une rencontre européenne consacrée aux technologies propres. Selon le Valaisan Eric Plan, secrétaire général du nouveau cluster, la Suisse occidentale a acquis un savoir-faire qu’elle doit mieux promouvoir.

Propos recueillis par Pierrette Weissbrodt

Comment est né CleantechAlps?
Il s’agit d’une plateforme thématique stratégique, mise sur pied par la Conférence des chefs de départements de l’économie publique de Suisse occidentale. CleantechAlps vient compléter la palette des groupements romands d’entreprises du même secteur BioAlps, Alp ICT et Micronarc. Il réunit les activités cleantech développées dans les six cantons romands et le canton de Berne.


Comment définissez-vous le secteur cleantech?
Le domaine englobe les technologies, les services et les produits qui contribuent à la protection et à la conservation des ressources naturelles.


Quels sont les principaux créneaux de technologies propres dans lesquels
les entreprises de Suisse occidentale sont impliquées?
Les compétences de la Suisse romande et de Berne s’articulent en sept filières: l’écologie industrielle, la valorisation des déchets, le traitement de l’eau, la petite-hydraulique, le photovoltaïque, les smart grids (réseaux de distribution d’électricité «intelligents») et l’efficience énergétique.
Nous allons analyser chacune de ces filières et voir ce qu’il faut entreprendre pour parvenirà créer des pôles de compétences qui soient en mesure d’offrir des solutions complètes. Nous n’avons toutefois pas la volonté de répartir des rôles ou des secteurs entre les cantons. C’est le tissu économique qui en décidera et non les politiques ou les instituts de recherche tels que les HES. Je parlerais plutôt de pôles de compétences géographiquement «virtuels»!
La Suisse romande et Berne ont développé d’excellentes technologies.
Le gros défi sera de voir si l’on y développe bien tous les maillons de la chaîne de création de valeur et, parallèlement, si cela donne plus de valeur au secteur cleantech.

La suite dans l'article d'Entreprise Romande